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Divisez votre consommation d’éclairage par 5 sans vous tromper

Rayon lampes (source : ADERA, avec l'aimable autorisation du magasin Brico Leclerc de Vesoul)
Rayon lampes (source : ADERA, avec l'aimable autorisation du magasin Brico Leclerc de Vesoul)
Qui ne s’est pas déjà trouvé démuni en arrivant dans le rayon lampes d’un magasin ?
Nous avons beau être pétri de bonnes intentions, vouloir acheter la lampe la plus écologique et la plus économique, combien de fois repartons-nous finalement avec la moins chère ?
Bien que relativement rare (nous achetons en moyenne 3 lampes par an), l’acte d’acheter une ampoule nous engage pour quelques années. Dilemme, les lampes les moins chères sont aussi celles qui durent le moins longtemps et celles qui consommeront le plus d’électricité.
Ce choix de facilité risque donc de coûter cher, financièrement et au niveau environnemental (c’est lors de la phase d’utilisation que l’impact environnemental d’une ampoule est le plus important). C’est d’autant plus dommage que cela fait partie des éco-gestes les plus simples et pérennes à réaliser chez soi.

Mais alors comment ne pas se tromper à l’achat ? Aujourd’hui le rayon lampes s’apparente à une jungle. Et pourtant, des informations sont désormais obligatoires sur les emballages pour faciliter votre choix, reste à savoir les identifier et les interpréter. Voici quelques pistes pour s’y retrouver.

Où trouver les informations ?

Un exemple d’emballage (source : ADEME guide «Bien choisir son éclairage » )
Un exemple d’emballage (source : ADEME guide «Bien choisir son éclairage » )

Certaines informations sont désormais obligatoires sur les emballages ou, sans être obligatoires, sont quasiment toujours présentes (voir représentation ci-contre). Cela est censé vous simplifier la tâche sauf que ces informations sont nombreuses et toutes importantes. De plus, vous allez devoir les traquer sur l’emballage, elles sont en effet disséminées un peu partout. Mais pas de panique, avec un petit peu d’organisation et surtout en définissant bien en amont vos besoins, cela deviendra une formalité.

Nous allons passer en revue dans un ordre le plus logique possible (comme si vous arriviez dans le rayon lampes d’un magasin) ces informations importantes à maîtriser, en vous prodiguant quelques conseils complémentaires et en tordant le cou à quelques idées reçues :
  • le type de culot et les dimensions de la lampe ;
  • l’étiquette énergie, le flux lumineux et l’équivalence en puissance avec une lampe à incandescence ;
  • la température de couleur ;
  • le fonctionnement sur un variateur ;
  • la température d’utilisation ;
  • le nombre de cycles d’allumage/extinction et la durée de vie ;
  • le temps de « chauffage » ;
  • la teneur en mercure ;
  • la recyclabilité.
Mais commençons par faire le point sur les technologies de lampes disponibles à ce jour pour le
grand public.

Les 3 grandes familles de lampes

Les lampes à incandescence ont disparu de nos rayons depuis quelques années, jugées trop gourmandes. Les anciens halogènes (aussi consommateurs que les lampes à incandescence) aussi pour la même raison mais les fabricants ont su mettre sur le marché des modèles légèrement moins énergivores (de l’ordre de 20 à 30 %), repoussant ainsi l’échéance.
Nous avons donc aujourd’hui 3 grandes familles de lampes (de la plus énergivore à la moins énergivore) :

  • les halogènes basse consommation : historiquement plutôt utilisés pour les spots ou les lampes de salon, les halogènes sont venus pallier la disparition des lampes à incandescences pour les culots les plus courants (lampes à vis et baïonnette), adoptant une forme très proche de celles-ci. Attention donc à ne pas les confondre avec les anciennes lampes.
L’appellation « basse consommation », couramment employée par les fabricants pour les halogènes, est toutefois un peu exagérée comparé aux autres technologies disponibles qui consomment moins d'énergie.
 
Quelques exemples de lampes halogènes les plus courantes (source : ADERA)
Quelques exemples de lampes halogènes les plus courantes (source : ADERA)
Certaines lampes halogènes ont une forme très proche des lampes à incandescence (voir image ci-dessous). Apprenez à les différencier, cela vous sera très utile pour la suite.
Une forme proche des lampes à incandescence : à s’y méprendre. Savoir faire la différence nous servira un peu plus tard. (source : ADERA)
Une forme proche des lampes à incandescence : à s’y méprendre. Savoir faire la différence nous servira un peu plus tard. (source : ADERA)
  • les lampes basse-consommation (LBC) ou lampes fluo-compactes (LFC) : c’est depuis un certain temps déjà l’alternative économique, en ce qui concerne la consommation électrique, aux lampes à incandescence et halogènes. On leur a reproché beaucoup de choses (temps d’allumage, lumière « froide », …) mais elles ont énormément progressé et sauront répondre à vos attentes si vous les choisissez judicieusement.
Quelques exemples de lampes basse-consommation. A noter la diversité des formes pour les lampes à vis (ou baïonnette). (source : ADERA)
Quelques exemples de lampes basse-consommation. A noter la diversité des formes pour les lampes à vis (ou baïonnette). (source : ADERA)
  • Les diodes électroluminescentes (LED) : bien qu’utilisées depuis des lustres en électronique, elles le sont depuis peu dans le domaine de l’éclairage (si l’on excepte bien sûr les veilles lumineuses de nos appareils). Elles ont eu bien des défis à relever (puissance lumineuse faible et température de couleur « froide » au début) mais elles n’ont aujourd’hui presque plus aucun défaut … si ce n'est éventuellement leur prix d'achat un peu élevé selon les modèles et produits.
Quelques exemples de LED. A noter là aussi la diversité des formes. (source : ADERA)
Quelques exemples de LED. A noter là aussi la diversité des formes. (source : ADERA)
A noter : vu la diversité des propositions sur le marché, ne vous fiez plus forcément à la forme d’une ampoule pour définir sa technologie. Nous verrons d’ailleurs par la suite que des critères objectifs de choix sont plus pertinents, plutôt que de se fier à la forme.

Le type de culot

Ce n’est pas forcément l’information la plus compliquée, par contre c’est généralement celle qui va vous permettre de faire un premier tri dans le rayon. En effet, les lampes sont généralement classées par culot.
Avant de se rendre au magasin : notez le code du type de culot que vous recherchez. Le code peut être indiqué sur votre ampoule à changer ou sur son emballage si vous l’avez encore. A défaut, apportez votre ampoule au magasin pour comparer sur place ou demandez à un vendeur.
Les culots les plus courants sont :
  • E27 : culot à grosse vis ;
  • E14 : culot à petite vis (lampes de chevet notamment) ;
  • B22 : culot à baïonnette ;
  • R7S : crayon pour lampe sur pied de salon ou lampe de chantier.
  • GU10 : culot à 2 broches pour des spots 230 volts ;
  • GU5.3 (ou MR16) : culot à 2 broches pour des spots basse tension en 12 volts.
Mais on trouve aussi des G9, des G4, des GY6.35 …
Crayon R7S, de gauche à droite halogène, LBC et LED (source : ADERA)
Crayon R7S, de gauche à droite halogène, LBC et LED (source : ADERA)
Culot à 2 broches GU10 tension 230 volts, de gauche à droite halogène, LBC et LED (source : ADERA)
Culot à 2 broches GU10 tension 230 volts, de gauche à droite halogène, LBC et LED (source : ADERA)
Culot à 2 broches GU5.3 basse tension 12 volts, de gauche à droite halogène et LED (source : ADERA)
Culot à 2 broches GU5.3 basse tension 12 volts, de gauche à droite halogène et LED (source : ADERA)
Vous trouverez des alternatives aux lampes halogènes en LBC et en LED pour l’ensemble des culots ci-dessus présentés. Vous ne trouverez juste pas d’équivalence en LBC pour les culots GU5.3 utilisés pour les spots basse tension 12 volts.

Les erreurs fréquentes contre lesquelles nous vous mettons en garde :
  • la confusion entre les culots à petite vis E14 et les culots à grosse vis E27, notamment pour les lampes de chevet. Nous vous conseillons donc de bien vérifier la douille de la lampe de chevet avant ;
  • la confusion dans les longueurs des crayons R7S, il en existe en effet de plusieurs longueurs : 78 mm, 118 mm et 189 mm. Vérifiez donc bien l’entraxe de votre douille ;
  • la confusion entre les culots basse tension GU5.3 (ou MR16) et les culots tension 230 volts GU10. L’idéal est d’apporter l’ampoule à changer au magasin. Sans l’ampoule, vous pouvez vous baser sur les douilles (voir ci-contre).
Astuce : vous trouverez des lampes à baïonnette en LBC et LED, elles sont toutefois plus rares en magasin, les lampes à vis ayant tendance à se généraliser.
Les douilles à baïonnette sont toutefois encore fréquentes, notamment dans les logements  locatifs. Les LED et LBC ayant une durée de vie longue, nous vous conseillons pour plus de souplesse d’acheter des lampes à vis avec des adaptateurs baïonnette/vis.
A noter : une confusion est souvent faite entre basse tension et basse consommation. Basse tension ne signifie pas ici basse consommation. Au contraire puisque l’utilisation de lampes basse tension va nécessiter l’ajout d’un transformateur qui va avoir un coût et qui va consommer lui aussi de l’énergie, qui va s’ajouter à celle consommée par l’ampoule (équivalente à une ampoule de même puissance lumineuse en 230 volts).
Les lampes basse tension sont donc à privilégier pour leur utilisation première : les pièces humides pour des raisons de sécurité.
Dans le magasin : sélectionnez la partie du rayon correspondant au culot recherché, cela devrait déjà beaucoup limiter votre choix. Soit les emballages sont transparents et la sélection sera simple, soit il faut se référer à l’indication sur l’emballage.

Les dimensions de l'ampoule

Information apparemment anodine, elle est primordiale pour 2 raisons :
  • d’une part pour une raison d’esthétique, certaines luminaires s’accommoderont mal de lampes trop longues ;
  • d’autre part pour des raisons techniques, certaines lampes ne rentreront simplement pas dans certains luminaires pour des raisons de taille, notamment les LBC avec culot GU10 et les LED et LBC avec culot R7S :
Exemple de lampes GU10 en LBC et R7S en LBC et LED qui ne rentreront pas dans tous les luminaires (source : ADERA)
Exemple de lampes GU10 en LBC et R7S en LBC et LED qui ne rentreront pas dans tous les luminaires (source : ADERA)
Avant de se rendre au magasin : déterminez les dimensions à ne pas dépasser ou apportez votre ampoule à remplacer au magasin pour comparer sur place ou demandez à un vendeur.
A noter : les dimensions mais aussi l’esthétique de l’ampoule sont importants. Vous trouverez aujourd’hui, en cherchant bien, des lampes répondant à vos attentes quelle que soit la technologie.
Quelques formes disponibles en LED mais bien d'autres existent (source : ADERA)
Quelques formes disponibles en LED mais bien d'autres existent (source : ADERA)

A venir : l’étiquette énergie, le flux lumineux et l’équivalence en puissance avec une lampe à incandescence.


Pour plus d'informations sur le sujet de cette rubrique : Nicolas Moniot - conseiller info énergie - nm.adera@orange.fr